Andrew Preslar

 -  Siècle : 21e

 -  Point de départ : protestantisme.

 -  Préoccupation : à la recherche du culte liturgique.

 -  Porte d’entrée dans la vraie religion : importance de la liturgie chrétienne, qui assure la continuité de culte entre l’ancien et le nouveau testament.

 

   De la Genèse à l’Apocalypse, la description du culte de Dieu occupe de nombreuses pages de la Bible. Le culte divin est au centre de la sainte Écriture. Mais est-il au centre du protestantisme ?

   En lisant les descriptions de l’ancien Testament, Andrew Preslar se demande où est passé ce culte liturgique – rituel, solennel, sacrificiel – qui occupait tant de place dans la vie des Hébreux. Le lien entre l’ancien et le nouveau Testament ne peut se réduire à une pure opposition. Il doit y avoir un rapport d’anticipation et d’accomplissement entre la liturgie juive et le culte chrétien. Où est donc ce rapport ? Au-delà de quelques correspondances (le baptême répond à la circoncision ; la dernière Cène au repas pascal), Andrew éprouve le grand vide des églises protestantes.

   Je n’avais encore aucune idée doctrinale claire sur les sacrements, et aucune connaissance de l’histoire de la liturgie chrétienne, mais je sentais de plus en plus que j’avais été écarté de quelque chose d’important et j’aspirais à le retrouver.

   Peu à peu, en enquêtant sur la célébration du culte parmi les premiers chrétiens, Andrew se rapproche de la foi catholique :

   Pris dans son ensemble, de l’orient à l’occident et à travers tous les siècles, il est évident que l’Église universelle a cru et enseigné que, lors de la célébration de l’eucharistie, le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang du Christ […]. Il est aussi évident, à travers l’application de termes sacerdotaux aux responsables des Églises comme au sacrement de l’eucharistie (ex. : prêtre, autel, oblation), que l’Église a partout cru que l’eucharistie est, par quelque façon, un vrai sacrifice, même s’il ne renouvelle pas la mort de la Victime.

   Le grand obstacle à la conversion sera la nouvelle liturgie :

   En dépit de ces prédilections pour le catholicisme, mes premières visites à des paroisses catholiques romaines furent décourageantes. Je ne pouvais pas entrer dans l’esprit de la liturgie, mais j’étais au contraire désorienté par la nouvelle forme du rite romain. […] Il me semblait que la vision biblique du Saint des Saints et du Temple, la dimension d’adoration, avec son insistance sur le sacrifice eucharistique et le mystère de Dieu avaient été repoussées à l’arrière-plan par l’introduction d’un nouvel ordo dans lequel l’unité de l’action liturgique en même temps que la dimension « verticale » et sacrée du culte ont été (relativement) obscurcies.

   Finalement, Andrew rejoint le catholicisme dans une église de rite byzantin.

 

D'après Douglas M. Beaumont (ed.),

Evangelical ExodusEvangelical seminarians and their paths to Rome,

San Francisco, Ignatius Press, 2016, 264 p.

 

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