Moulay-Mohamed-EL-ABBAS (-1667)

-  Siècle : 17e

-  Point de départ : pèlerinage à la Mecque.

-  Préoccupation : la religion de Mahomet est elle vraie ?

-  Porte d’entrée dans la vraie religion : contacts avec les chrétiens et signes de Dieu

Un fils de sultan devenu jésuite.

          En 1655, Moulay-Mohamed-el-abbas, fils héritier du sultan de Fez, voulu accomplir son pèlerinage à La Mecque. Ce jeune homme plein de promesses se rendit d’abord à Tunis, où il embarqua sur un vaisseau anglais en partance pour l’Egypte.

          L’Anglais ayant été arraisonné par la flotte des Chevaliers de Malte, le prince fut fait prisonnier avec sa suite et conduit à Malte, où huit mois de captivité, de contacts avec les chrétiens et de signes de Dieu, le convainquirent de la fausseté de la religion de Mahomet.

          Il déclara un jour qu’il voulait se faire chrétien. Il fut baptisé le 31 juillet 1656, prit pour parrain le commandeur de l’Ordre de Malte, Balthazar Mendez, dont il reçut le nom, en y ajoutant celui de Loyola, (Balthazar de Loyola Mendez) en l’honneur du fondateur de la Compagnie de Jésus dont on célébrait la fête ce jour-là.

          Il pensa d’abord se retirer dans un désert pour y mener la vie pénitente des solitaires, mais ayant réfléchi que l’exercice de l’apostolat auprès de ses anciens coreligionnaires serait plus agréable à Dieu, il résolut de se mettre à l’école des sciences sacrées, se rendit à Rome, où il ne tarda pas à solliciter son admission dans la Compagnie de Jésus.

          Sa formation terminée, on le chargea de l’évangélisation des musulmans détenus dans les bagnes de Gênes et de Naples, et sur les vaisseaux des principaux ports de la Péninsule. Il s’en acquitta avec un tel zèle et un tel dévouement, qu’il en convertit plus de 1 500 en l’espace de quelques mois ! fondant dans chaque ville une confrérie destinée à secourir les nouveaux convertis. Il trouva aussi le temps d’éditer un ouvrage pour réfuter la doctrine du Coran.

          En 1667, il obtint de ses supérieurs ce qu’il désirait depuis longtemps : partir chez le Grand Mongol, souverain musulman des Indes, pour le convertir au risque de sa vie.

          Mais la Providence en décida autrement : il mourut avant même d’embarquer à Lisbonne. « Dieu se contenta, écrit son premier biographe, témoin de sa mort, du désir qu’il avait eu de la conversion de ces peuples et du martyre qu’il désirait avec tant d’ardeur. »

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