César FESTA                                                                  

-       - Siècle : 20e

-       - Point de départ : Franc-maçon.

-       - Préoccupation : Ce capucin stigmatisé (Padre Pio), dont son cousin, médecin, lui parle souvent.

-       - Porte d’entrée dans la vraie religion: La parabole du fils prodigue, racontée par padre Pio.

Un maire franc-maçon

L'avocat César Festa, maire d'Arenzano de Gênes, était une des plus éminentes personnalités de la franc-maçonnerie ligure.

Son cousin, le docteur Giorgio Festa avait été chargé d’enquêter sur les stigmates du célèbre capucin de San Giovani Rotondo : le Padre Pio (1887-1968).

Il jugea ces cicatrices inexplicables scientifiquement, et son admiration pour Padre Pio fut cause de vives polémiques entre les deux cousins. Un jour, l'avocat Festa voulut juger du cas par lui-même. Il partit pour San Giovanni Rotondo.

Arrivé au couvent, il cherche Padre Pio. Mais sans attendre que l'avocat se présente, Padre Pio vient à sa rencontre et, le saluant aimablement, lui dit : « Vous, Monsieur, vous êtes venu parmi nous et cependant vous êtes franc-maçon ! »

L'avocat Festa, quelque peu étonné, répond franchement : « Oui, Père ! »

« Et quelle est votre mission dans la franc-maçonnerie ? » deman­de Padre Pio ; à quoi l'avocat, avec la même franchise, répond : « Combattre l'Église du point de vue politique. »

Le retour du fils prodigue

Le Docteur Festa raconte ainsi la suite :

« Il y eut un court instant de silence, après lequel le pieux prêtre le prit par la main, le fixa longuement dans les yeux d'un regard d'infinie pitié et de tendresse, puis l'emmenant avec lui, commença à lui racon­ter la parabole du fils prodigue, mettant en si vive lumière la grandeur de la miséricorde du Père en contraste avec la misère morale du fils, que l'homme cultivé et intelligent, qui peu auparavant avait fougueuse­ment combattu en faveur de sa secte, voulut se prosterner à ses pieds, dési­reux seulement d'entendre de ses lèvres une parole de réconfort, de pardon et d'amour ! C’est ainsi qu'après plus de 25 ans où il avait été toujours nourri d'idées contraires à la Foi, il se soumit ému et heureux devant la gran­de Majesté de ce Verbe qui est la joie et la consolation des esprits forts.

Dans l'aveu de ses erreurs, il voulut s'imposer une renonciation complète aux faux idéaux qu'il avait suivis jusqu'alors. Bien qu'il eût manifesté l'intention de décliner immédiate­ment, même officiellement, sa charge dans sa secte, toutefois en consi­dération des engagements délicats qu'il avait assumés, le Padre Pio lui suggéra prudemment d'attendre que « le Seigneur lui-même lui en indiquât au moment opportun la façon et le moyen ».

Un franc-maçon à Lourdes

De Foggia, le Docteur Festa reçut une lettre de son cousin : « Je reviens de San Giovanni Rotondo et je suis en route pour Gênes. Permets-moi de t'embrasser et de te dire de toute la force de mon âme : merci ! Tu m'as ouvert un chemin que je suivrai. Je reviens avec une profonde douceur dans l'âme, profondément ému et désireux de silence, silence pour que rien ne trouble mon esprit. »

À Gênes, il fréquente assidûment l'église, prie, médite ...

À peine passés quelques mois, il veut retourner à San Giovanni Rotondo.

Quelques jours après, il se présenta chez moi et, plein de joie, me fit voir le scapulaire de saint François : Padre Pio l'avait voulu tertiaire, bien qu'il soit encore en apparence maçon ! »

Revenu à Gênes, il participa au pèlerinage à Lourdes organisé par l'Archevêque de Milan ; il vécut ces journées-là intensément, priant et se prodiguant pour assister les nombreux malades.

Ce pèlerinage déchaîna contre lui une violente campagne. Un article publié dans le journal Avanti, avec pour titre en gros carac­tères « Un franc-maçon à Lourdes », donna l'alarme au camp des maçons qui convoqua une réunion secrète afin de prendre des mesures contre l'avocat Festa. L'avocat, ayant eu connaissance du lieu et de la date de cette réunion, se proposa de participer à la discussion. Au moment où il sortait de sa maison pour s’y rendre, lui fut remise une lettre qui arrivait tout juste : elle était de Padre Pio qui lui écrivait ces paroles inspirées :

      « ... Ne t'arrête pas, mon très cher frère et fils, dans la recherche de la vérité et dans l'acquisition du souverain Bien. Sois docile aux impul­sions de la grâce, suivant ses inspirations et ses attraits. Ne rougis pas du Christ et de sa doctrine: c'est le moment désormais de combattre à découvert. Que Celui qui donne tout Bien t'en donne la force ! »

   Encore plus stimulé par un si puissant encouragement, il se présente, inattendu, à la réunion maçonnique. Au grand étonnement de ceux qui s'y trou­vaient, dans une sereine argumentation, il affirme et prouve la grandeur de la Foi au Christ, il parle de la lumière d'amour qu'avec les yeux de son intelligence il avait vu se dégager de la parole humble et suave du doux petit frère de San Giovanni Rotondo et il déclare que, à partir de maintenant, il entend cesser tout rapport avec la franc-maçonnerie. Par un écrit au Grand Maître il fait connaître son irrévocable décision.

   Il écrit encore au Padre Pio pour le mettre au courant de l'éclatant épisode qui met définitivement terme à sa vie de franc-maçon.

   De fait, l'avocat César Festa, en fervent tertiaire franciscain et zélé défenseur de la Foi, contribua par la parole et l'exemple à faire connaître aux autres la personnalité de Padre Pio et sa mission de conduire les âmes au Seigneur. 

 

Extrait de l'ouvrage Le message de Padre Pio de Katharina Tangari, Publication du courrier de Rome

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