Afif OSSEIRAN (1919-1988)

 -  Siècle : 20e

 -  Point de départ : musulman (chiite).

 -  Préoccupation : aimer Dieu.

 -  Porte d’entrée dans la vraie religion : une expérience mystique le pousse vers l’Évangile, et le Sermon sur la Montagne (Évangile selon saint Mathieu, chapitres 5,6 et 7) le fait adhérer à Jésus-Christ

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     Né à Saïda, en 1919, Afif Osseiran a grandi dans une des familles chiites les plus en vue de la région. Ses études scolaires se font d'abord à Saïda, ensuite aux Makassed islamiques, à Beyrouth. Il s'inscrira ensuite à l'Université américaine de Beyrouth.

Expérience mystique

     Afif se décide à rejoindre l'Église catholique à l'issue d'une expérience mystique qu'il raconte en ces termes :

    Un jour, j'étais en prière dans une mosquée, quand j'eus l'impression d'être en présence d'un homme, dont je vis les pieds. J ‘eus l'intuition d'une force supérieure. Après cette expérience, je me mis à la lecture des Livres saints. Je m'initiais à l'Évangile. C'est la lecture du Sermon sur la Montagne qui m'a le plus fortement impressionné, en particulier le passage où le Christ commande : « Et moi je vous dis, aimez vos ennemis ». Ces mots m'ont converti et m'ont poussé à rejoindre, à 25 ans, les rangs de l'Église catholique. 

     Osseiran est baptisé à Beyrouth en 1945. Il rédige une thèse de doctorat à l'Université catholique de Louvain (Belgique) et rentre en 1951, à Saïda, décidé à se mettre au service des plus démunis. Choquée de voir le fils Osseiran vivre parmi les pauvres et exercer des métiers comme celui d'éboueur ou d'ouvrier, sa communauté le rejette d'abord, avant d'être conquise par son action humanitaire.

     Le père Osseiran a fondé deux Foyers de la Providence, l'un à Fanar, l'autre à Tibnine. Il y hébergeait des mineurs en conflit avec la loi, des « chicklets boys » trainant dans les rues, qui l'appelaient « Baba Afif » (papa Afif). Durant la guerre civile, il poursuit ses œuvres de charité. En 1986, il échappe à une tentative d'assassinat. Il meurt en 1988.

     On l'entendait souvent réciter le début de la Shahada, la profession de foi musulmane, « La ilaha illallah », avant d'ajouter « Jésus est le fils de Dieu », « Yassouh ibn Allah ».

 

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