Nazir ISLAKU

-   Siècle : 20e

-   Point de départ : islamiste nigérian appartenant à Boko Haram

-   Préoccupation : Jésus lui apparaît vêtu de banc, Nazir cherche à savoir qui Il est.

-   Porte d’entrée dans la vraie religion : Nazir accepte de donner sa vie pour Jésus.

Une secte islamo-satanique

          J’étais le second en chef et chaque fois que notre président se rendait en Iran, je devenais le coordinateur du groupe et je recevais les sponsors à sa place. C’est ainsi que je savais tout ce qui se passait.

          Nous avions d’abord projeté de tuer tous les chrétiens de Kaduna, avant de nous occuper des autres dans le Nord. Avant chaque opération, nous buvions « l’eau spirituelle », nous devenions alors impatients de commettre le Mal. Cette « eau spirituelle » nous rendait très dangereux et si nous nous ennuyions, nous pouvions facilement tuer. L’eau nous fortifiait aussi contre les balles de révolver ou de fusil. Quand nous buvions de cette eau, les balles ne pouvaient pas nous atteindre. Nos chefs disposaient de bagues au pouvoir mystérieux. Huit d’entre nous furent sélectionnés et reçurent ces bagues. Elles nous procuraient tout ce que nous lui demandions.

          Je ne me souviens pas combien de gens j’ai tué. Nous prenions nos armes pour tirer dans les jambes des gens. Quand nous demandions à une victime : « Acceptez-vous de devenir un musulman ? » et qu’elle répondait : « Non », nous l’égorgions comme une chèvre. Et après avoir tué l’infidèle, nous recueillions son sang dans une petite coupe et le buvions. Ainsi, le fantôme de la personne égorgée ne pouvait pas venir hanter nos rêves. C’est ce qu’affirmait notre chef. Et, en effet, quand nous avions goûté au sang de la victime, nous ne la voyions pas dans nos rêves. Parfois, quand nous n’avions pas envie de boire le sang, nous trempions les doigts dans la coupe et les portions à la bouche et cela suffisait pour empêcher le fantôme de venir hanter nos rêves.

 

           Ce fut le 6 mars que je fis une rencontre qui allait transformer ma vie. Nous sortions pour nos prêches les vendredis et les samedis. Je venais de rentrer et je m’apprêtais à faire mes ablutions pour les prières du soir, quand l’incroyable se produisit.

          Je vis devant moi, un homme revêtu d’un habit blanc resplendissant. Je pris peur, le petit récipient d’eau tomba sur le sol et je courus hors du bureau. Mes camarades me demandèrent ce qui se passait. Je leur décrivis ce que je vis, mais ils me répondirent qu’ils n’avaient aperçu aucun étranger. Je retournai à l’endroit où il était apparu, mais l’homme en blanc n’était plus là.

          Cette nuit-là, quand je m’endormis, l’homme étrange vêtu de blanc me rendit à nouveau visite. Il tenait un bâton. Effrayé, je me mis à crier. Mes amis accoururent auprès de moi et je leur racontai mon cauchemar.

          Le chef me dit que cet homme en blanc devait être le diable et il m’emmena voir un puissant Mallam (un érudit coranique) à Gombe, qui fit quelques prières pour chasser le diabolique étranger vêtu de blanc. Après les prières, le Mallam m’assura que plus rien ne pouvait m’arriver et que je pouvais rentrer à la base.

          Mais la nuit suivante, le même homme en blanc m’apparut à nouveau et me dit :

          « Dieu t’a choisi ». Il le répéta trois fois. A nouveau, je me réveillai en sursaut et mes cris alarmèrent mes amis. Mais cette fois-ci, je leur mentis en leur disant que ce n’était rien.

          Le lendemain, je me rendis chez un ami coiffeur. Après qu’il eut terminé de me couper les cheveux, je lui fis part de ma rencontre avec cet homme en blanc. Le coiffeur m’avoua qu’il était chrétien et me dit alors que cet homme en blanc devait être Jésus et qu’il m’appelait à Lui.

          Je lui répondis : « Mais pourquoi moi ? » Il me demanda alors si j’étais prêt à donner ma vie au Christ et à servir Dieu et je répondis immédiatement oui. Je fus moi-même surpris de ma réponse.

          Depuis ma conversion, je suis devenu un autre homme. J’ai l’impression d’avoir pris un bain qui m’a purifié de toutes mes impuretés. Avant cette expérience, je marchais dans la rue comme un homme frappé de folie. Depuis, j’ai trouvé la paix intérieure. Je ne me drogue plus et je me sens bien.

          Il n’est pas facile de quitter la secte, car nous y subissons des initiations diaboliques terribles qui nous endurcissent. Ce n’est qu’après avoir été touchés par la grâce de Dieu que nous pouvons nous détacher de ce groupe satanique.

          Lorsque je faisais encore partie du groupe, un membre très important de Boko Haram, un certain Shuaib quitta la secte. J’étais parmi ceux qui jurèrent personnellement de l’écorcher vif si nous devions un jour le rencontrer. J’aimerais dire à mes anciens compagnons de changer leur cœur.

          J’ai réalisé qu’en tuant les chrétiens je n’irais pas au paradis, mais en enfer. Et je suis prêt à vivre une vie de chrétien, à mener une vie au service du bien. »

 

 

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